BERLIOZ Hector. Compositeur. Lettre autographe à Albert du Boys, 24 avril 1829 (Réf. G 4810)

Superbe lettre de Berlioz, datant de 1829, au moment de son amour désespéré pour Harriet Smithson (qu’il épousera plus tard), et de l’écriture des « Huit scènes de Faust » d’après Goethe, qu’il reprendra dans la Damnation.

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G 4810
Description

BERLIOZ (Hector).

Né à La Côte-Saint-André. 1803-1869.

Compositeur romantique français.

Lettre Autographe Signée « H. Berlioz » à « Cher Albert » [Son ami  et compatriote dauphinois Albert Du Boys].

Paris, 24 avril 1829. 3 pages in-8.

Suscription. Reste de cachet, marques postales. (petit manque de papier à l’ouverture du cachet).

 

Superbe lettre de Berlioz, datant de 1829, au moment de son amour désespéré pour Harriet Smithson (qu’il épousera plus tard), et de l’écriture des « Huit scènes de Faust » d’après Goethe, qu’il reprendra dans la Damnation.

...Je travaille beaucoup ; mais toute cette agitation est inutile je n’obtiens rien ; je ne vous ai pas encore parlé de votre ronde, je vous en remercie, elle est fort originale et si j’en trouve l’occasion je l’utiliserai...

J’ai éprouvé l’autre jour un grand plaisir d’un instant. Ma Partition de Faust est tombée entre les mains d’un compositeur célèbre que vous connaissez peut-être, Mr Onslow [le compositeur français George(s) Onslow, 1784-1869, surnommé le « Beethoven français »]. C’est lui qui depuis la mort de Beethoven tient le sceptre de la musique instrumentale. Eh bien il est venu chez moi comme un fou, m’accabler des complimens les plus passionnés, au point que j’en ai été déconcerté ; je ne savais que lui répondre ; ce qui m’a flatté infiniment c’est sa sincérité ; car, comme il me l’a dit lui-même, s’il ne pensait pas ces éloges il ne serait venu chez moi me les donner. « Jamais m’a-t-il, je n’ai vu de musique si originale, et quoique j’aime beaucoup mes ouvrages, j’avoue que je me crois bien loin d’être capable d’en faire autant. » etc  - etc.

Quelques jours après il m’a envoyé son domestique en me priant d’accepter un exemplaire de la partition de ses Quintetti. Il vient malheureusement de partir pour l’Auvergne où il possède des biens immenses (car il a 40 mille livres de rente), il aurait pu et voulu m’être très utile à Paris par ses connaissances, s’il y étoit demeuré quelque tems encor. Enfin, tout est bien, je suis heureux comme un prince, plus qu’un prince ! Malgré tout ce bonheur quelqu’un qui (me) tireroit un coup de fusil me rendrait un grand service.

J’ai dit tout bonnement à Mr Teysseire que j’avais un grand chagrin ce jour-là et que vous n’aviez pas voulu me laisser seul. Il m’a fait beaucoup de questions que j’ai éludées.

Je viens de faire un grand article musical dans le journal de Mr Bailly le Correspondant...

 

Les Huit Scènes de Faust contiennent en substance la meilleure part de la Damnation de Faust. Berlioz les composa dix-huit ans avant de donner à son œuvre la forme dernière et complète, dans l’enthousiasme qui avait causé le Faust de Gœthe lu dans la traduction de Gérard de Nerval. « Cette traduction en prose contenait quelques fragments versifiés, chansons, hymnes, etc. Je cédai, écrit-il dans ses Mémoires, à la tentation de les mettre en musique, et à peine au bout de cette tâche difficile, sans avoir entendu une note de ma partition, j’eus la sottise de la faire graver à mes frais. Quelques exemplaires se répandirent ainsi… Les encouragements que je reçus ne m’abusèrent pas longtemps sur les nombreux et énormes défauts de cette œuvre, dont les idées me paraissent encore avoir de la valeur, puisque je les ai conservées en les développant tout autrement dans ma légende de la Damnation de Faust, mais qui, en somme, était incomplète et fort mal écrite. Dès que ma conviction fut fixée sur ce point, je me hâtai de réunir tous les exemplaires des Huit Scènes de Faust que je pus trouver et je les détruisis »

 

Albert Du Boys, (1804-1889), est un avocat, juriste et écrivain. Il vint faire son droit à Paris, où Berlioz le rencontra en 1822 ou 1823 ; ils faisaient partie tous deux d’un groupe de Dauphinois. Secrétaire du vicomte Sosthène de la Rochefoucauld, directeur des Beaux-Arts de 1824 à 1830, Du Boys semble s’être à ce titre rendu utile à Berlioz. Il écrivit, avant février 1823, les paroles du chant élégiaque « Le Montagnard exilé » et de la romance « Toi qui l’aimas, verse des pleurs », que Berlioz mit en musique. Il fit aussi les paroles de la Ballade du pêcheur d’après Goethe (1827) et du Ballet des Ombres d’après Herder (1829).

Les longues lettres que Berlioz lui adressa de 1825 à 1835 attestent d’une grande intimité entre eux.

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