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DROUET Juliette, actrice. Lettre autographe (G 5318)

TRÈS BELLE LETTRE DE L’AMANTE DE VICTOR HUGO, À SON CHER « TOTO » BIEN AIMÉ, AU SUJET DE SA FILLE CLAIRE PRADIER 

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G 5318
Description
DROUET (Juliette Gauvain, dite).
Née à Fougères. 1806-1883.
Actrice. L.A.S. « Juliette » à Victor Hugo.
S.l.n.d., 20 mai Lundi matin 9h1/4 [1846]. 4 pp. in-4.  

...Bonjour, mon Toto bien aimé, bonjour, mon doux, mon ravissant, mon ineffable Toto. Bonjour, bonjour, je t’aime. Tu vois quel temps affreux il fait. Cette pauvre enfant qui a tout Paris à traverser aujourd’hui et cinq ou six heures de séance publique à subir je la plains de toute mon âme. Pourvu encore qu’elle soit reçue. Je ne veux pas douter de la bonté du bon Dieu d’avance aussi (...). Eulalie n’est pas encore venue peut-être ce mauvais temps l’empêchera-t-il (sic) de venir. J’en serais bien contrariée car c’est elle qui doit aller reprendre ma fille à l’hôtel-de-ville. Je voudrais pour beaucoup que cette journée soit finie car je prévois bien des impatiences et bien des contrariétés, et peut-être bien des chagrins, d’ici à ce soir... Je te raconte toute mes infortunes, mon cher amour, parce que toi tu es plus que moi tu es mon bon ange, mon cher petit Dieu resplendissant de beauté et de bonté. J’ai rêvé de toi toute la nuit cela m’a été bien doux. C’est peut-être ce qui m’a guéri mon mal de tête car je ne le sens presque plus ce matin. C’est si bon d’être avec toi que même en rêve cela me fait du bien. Tâche de venir le plus tôt que tu pourras aujourd’hui mon cher petit bien aimé et tâche aussi de ne pas te faire mouiller jusqu’aux os. Tu ferais peut-être bien de remettre tes bottes à liège. Tu sais combien les pieds mouillés te sont pernicieux. Il faut y prendre bien garde. Et puis il fautm’aimer et puis il faut venir et puis il faut m’aimer encore, encore, encore, encore et toujours de plus en plus comme je vous aime...

Juliette Drouet, très jeune, entretint une relation amoureuse avec le sculpteur genevois James Pradier ; de cette liaison naquit une fille prénommée Claire, née en 1826.

En mars 1846, Claire Pradier échouait à son examen d’institutrice et en éprouva un immense chagrin. Ce fut le dernier coup porté à sa santé délicate. La jeune fille, atteinte de tuberculose, meurt en juin 1846. Juliette et Victor Hugo en furent très éprouvés, Hugo s’était attaché à cette enfant fragile, il écrivait à Juliette le 15 juin 1846 : « ...Si tu savais la place que vous tenez, ta Claire et toi, ma bien aimée, dans mes dernières pensées de chaque soir... ».

Quant à Pradier, il ne fut jamais un père pour elle, lui interdisant de l’appeler « père ». Il promit de sculpter un monument mais il renonça, et c’est Victor Hugo qui paya le tombeau de Claire.

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