BERLIOZ Hector à Pauline Viardot

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G 4802
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BERLIOZ (Hector). Né à La Côte-Saint-André. 1803-1869. Compositeur. L.A.S. « Hector Berlioz à « Ma chère Madame Viardot ». S.l.n.d. (vendredi matin). 3 pp. in-4. Timbre sec de la Collection Viardot et cachet vert de la collection Alfred Cortot. 

Superbe lettre à la plus grande soprano française du XIXe siècle : Pauline Viardot.

...Voici vos partitions de Wagner (...). J’ai peur que les septièmes diminuées qu’elles contiennent ne s’échappent et ne rongent mes meubles. Prenez garde aux vôtres. J’aurais bien besoin de vous parler (...). Je suis cruellement tourmenté de ne le pouvoir pas. Aujourd’hui nous allons en corps (tous les musiciens de l’Institut) chez le Ministre de l’instruction publique (...). Si vous pouviez me donner de vos nouvelles, m’accorder au moins six lignes (...). Quel insupportable tourment que l’esclavage !!! Être esclave de tout !!... Je grince des dents de colère de ne pouvoir aller vous parlez ! C’est abominable ! Demain serez vous visible à trois heures ? Dites le moi. Un mot je vous prie. Voilà le tremblement qui me prend : toujours des feuilletons, toujours des visites officielles, des ennuyeux officieux. Mais il n’y aura donc pas un jour, quelque repos pour les pauvres êtres qui en ont tant besoin ?... Comment allez-vous ? Saint-Saens m’a agacé hier soir avec son calembourg « Dis-donc ma sœur ». Quelle manière de faire de la musique ! S’interrompre au milieu d’une phrase pour rire d’une bêtise ? Voilà qui me passe, me confond, me crispe, m’exaspère. Voilà comment on répète dans les théatres. Et voilà aussi comment on ne répètera pas, j’en réponds, quand on fera les études de notre opéra. Je ne suis plus capable de supporter ces enfantillages.

Mon dieu, ecrivez moi quelques lignes. J’ai tout le corps endolori par l’angoisse nerveuse où je suis. Pas moyen d’écrire une ligne du feuilleton Thomas, autre cauchemar. Ce soir je me forcerai, dussé-je rester au coin de mon feu jusqu’à une heure du matin... tout seul... tout seul à me débattre contre des fantômes d’idées, a faire des chapelets de mensonges et de niaiseries. Seulement six lignes de votre main pour me donner courage...

Il signe : ...À vous, à vous, à vous, toujours, en tout et partout et pour tout. Quel tourment !...

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