WAGNER Richard à Schumann, 1835

Rarissime lettre du jeune Wagner (âgé de 22 ans) à Robert Schumann

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WAGNER (Richard). Né à Leipzig. 1813-1883. Compositeur allemand. L.A.S. « Richard Wagner » à « Cher Monsieur » [Robert Schumann]. Magdebourg, 14 septembre 1835. 1 p. in-4. En allemand (traduction jointe). Trous de vers dans la marge du haut, trace d’onglet au dos.                                                                                      

 

Rarissime lettre du jeune Wagner (âgé de 22 ans) à Robert Schumann

 

Wagner avait fait la connaissance de Robert Schumann par l’intermédiaire de Heinrich Dorn et, plus tard, de Theodor Appel. En 1834, Schumann, alors à Leipzig, avait fondé avec son futur beau-père Friedrich Wieck, la « Neue Zeitschrift für Musik » (« La Nouvelle Revue musicale ») à laquelle Wagner contribua à plusieurs reprises à partir de 1836.

 

Dans cette lettre, Wagner exprime sa sympathie pour Schumann et le groupe de Leipzig, et parle en révolutionnaire convaincu :

 

...Je regrette vivement de n’avoir pas eu d’occasion, même lors de mon dernier séjour à Leipzig, de m’attacher plus étroitement à vous et à votre cercle. Je vous aime, ainsi que vos amis, et je ne dis pas cela par flatterie, mais parce que c’est l’expression usuelle par laquel je vous approche. Nous ne devons d’autant moins retenir de telles confessions naïves que l’autre expression : « je vous déteste », émane fortement de tout cœur honnêtement scandalisé par notre résistance. – Je crois vraiment que nous vivons l’époque de la réforme politique, qui avec celle de la réforme de la science et de l’art, s’annonce, par tous ses symptômes, indissolublement liées. C’est à la jeunesse de comprendre puissamment que le combat n’est pas un caprice mais une nécessité ; il faut combattre gaiement mais impitoyablement le vieux mensonge, qui menace de phtisie notre belle et vraie nature divine. Que du vénérable tombe aussi dans ce combat, nous allons le porter en triomphe après la victoire. Et pour ce combat, nous n’avons pas besoin d’autorités supérieures, puisque nous ne désirons ni être reconnus ni autorisés par les Philistins ; il n’est pas question de s’arranger avec eux ou de les convaincre, mais de la victoire que nous voulons remporter sur eux. – Vous avez ouvert, dans votre journal musical, une belle arène pour nous, et je brûle d’y essayer mes forces. J’habite ici dans un asile de la pratique et je fais face à toutes les bassesses – mais comme cela me renforce !... il ajoute en p.s. : ...Je suis à vous cœur et âme ; faites de moi l’usage auquel je me prête, et envoyez-moi à titre provisoire votre journal tant que vous en restez le rédacteur...

 

Wagner avait été à deux reprises (en 1833 et 1834) directeur musical à l’opéra de Magdebourg.

 

Provenance : Maison Charavay à Paris, catalogue N° 713, octobre 1963.

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