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BRASILLACH Robert, 16 octobre 1939

Lettre à un ami lyonnais, pendant la « Drôle de Guerre ».

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Description

BRASILLACH (Robert). Né à Perpignan. 1909 - fusillé en 1945. Écrivain et journaliste.

L.A.S. « Robert Brasillach » à « Cher ami ».

Sans lieu, 16 octobre 1939. 1 page 3/4 in-folio. Papier vélin glacé (petites déchirures au bord du feuillet ; papier froissé).                                                                                                                                                         

Lettre à un ami lyonnais, un médecin, pendant la « Drôle de Guerre ».

Brasillach avait été mobilisé en septembre 1939.

...Votre lettre m’a fait le plus grand plaisir, car il ne faut pas vous imaginer que je suis un héros enfoui dans le béton. J’ai bien un casque et une pipe, mais c’est la fin de mes activités guerrières. Car je mène plutôt une vie d’employé de ministère, dans un bureau où il y aurait très peu de travail. J’ai été bien content d’avoir des nouvelles de vous et de vos amis de Lyon, - et même de lire l’inénarrable règlement sur l’utilisation des femmes par le guerrier français, que vous m’avez envoyé. La connerie humaine est toujours solide au poste. Néanmoins, comme vous le dites, certaines idées font en grand progrès (...). Suffira-t-il de promettre le Hanovre à la duchesse de Windsor, comme j’en ai le grand projet et la ferme intention, pour que la paix soit moins idiote que l’autre ? On ne sait pas. On peut espérer...

Ici, le calme continue pour le moment, aussi tranquille à coup sûr que dans votre coin à vous. Il y a déjà un mois et demi, bientôt deux mois que j’y suis, puisque j’ai juste eu le temps de passer 48 heures à Paris entre mon retour de vacances et l’affiche n°3. J’ai conservé de mes vacances un souvenir émerveillé, et une amitié croissante pour l’Espagne. Cette amitié a d’ailleurs eu bien des aliments, si je puis dire, ces jours-ci, et voilà des gens qui nous donnent bien raison. J’étais sûr que l’Espagne ne serait pas notre ennemie, parce qu’elle est épuisée et pitoyable ; mais j’ai été bien content qu’elle prouve l’attitude qu’elle a prise. Et le peuple y est vraiment un grand peuple, d’une courtoisie et d’une dignité admirables parmi ce qu’on appelle les petites gens. Vous savez peut-être par JSP [le journal dirigé par Brasillach depuis 1937, « Je Suis Partout »] que j’ai parcouru ce pays jusqu’à Gibraltar en Simca traînant une roulotte. Ce fut une belle équipée, mais qui m’a permis de voir beaucoup de gens, et de terminer l’avant-guerre sur un beau voyage...

Aujourd’hui, c’est la vie sédentaire, agrémenté du seul plaisir de faire marcher le rabbin. On essaie de l’envoyer presque tous les jours, et il refuse obstinément à cause de JSP. Le cher journal se porte bien, je crois, et en tout cas il est toujours admirable, et le seul hebdomadaire à ne point participer à la connerie ambiante. J’ai lu des extraits du Petit Dauphinois (?) dans l’anthologie vengeresse de JSP que rédige chaque semaine Laubreaux [Alain Laubreaux, chroniqueur théâtral à Je Suis Partout]. Quand reprendrons-nous nos appels à la guerre civile ? Bientôt, j’espère. J’ai beaucoup de confiance dans les intuitions de Léon Daudet qui est le seul à oser dire que la guerre sera courte...

 

 Réf. G 2664

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