BERLIOZ Hector. Compositeur romantique. Lettre autographe, 21 juin 1832 (Réf. G 4791)

Début juin, Berlioz arrive à la Côte-Saint-André, son village natal ; il rend visite à ses deux compatriotes et amis :  Albert du Boys à La Combe, et Humbert Ferrand à Bellay.

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Référence:
G 4791
Description

BERLIOZ (Hector)

 

Né à La Côte-Saint-André. 1803-1869.

Compositeur romantique français.

Lettre Autographe Signée « Hector Berlioz » à Albert Du Boys, à Grenoble.
La Côte, 21 juin 1832.

3 pages grand in-8. Suscription portant marques postales et reste de cachet de cire noire.

 

Ancienne collection Alfred Cortot.

 

Très belle lettre à son grand ami Albert du Boys, un compatriote du Dauphiné.

 

Début juin, Berlioz arrive à la Côte-Saint-André, son village natal ; il rend visite à ses deux compatriotes et amis :  Albert du Boys à La Combe, et Humbert Ferrand à Bellay.

 

 ...Je vous remercie mon cher Albert de votre seconde invitation et de vos reproches affectueux. Pour la première, j’en profiterai n’en doutez pas ; quant aux seconds je vous dirai qu’il m’était impossible de quitter la diligence avant d’être entré à Grenoble à cause du grand nombre de caisses, malles, paquets de musique ed altre robbe [et autres choses] qu’il n’était pas prudent de laisser sans protecteur ; une fois à Grenoble j’ai appris de ma sœur que par l’effet d’une lettre égarée, mes parents étaient inquiets sur mon compte, j’ai donc dû partir pour la Côte immédiatement, en remettant à un autre temps qui ne peut être fort éloigné, la visite que je vous dois...

Vous êtes toujours nell’ebrezza [en état d’ébriété], me dit-on ; tant mieux ; au moins il se trouve quelque part un heureux. Ah Scélérat ! j’y pense, vous m’invitez au spectacle de votre bonheur [du Boys lui avait annoncé son mariage dans une lettre du mois de mars], pour le savourer plus délicieusement en voyant ma ruine ; vous voulez comparer votre beau vaisseau, ses aggrés neufs, son équipage brillant, avec ma frégate démâtée, son pont couvert de débris, marchant à peu près au hasard, dépourvue de tout excepté d’une bonne Ste Barbe [soute à poudre] et d’une main hardie pour y mettre le feu quand le temps sera venu de se reposer. N’importe, je veux vous donner ce spectacle. Mais je vous préviens que je suis fort engraissé ; il n’y a pour me maigrir que l’agitation des passions violentes, et depuis sa dernière explosion, mon Vésuve est tranquille… à l’extérieur. Nous causerons, nous causerons...

Je vais, lundi prochain, voir Ferrand [un compatriote du Dauphiné, Humbert Ferrand] à Bellay, de là j’irai à Grenoble puis à la Combe. Ainsi dans 8 ou 10 jours au plus nous nous verrons...

Il ajoute en post-scriptum : ...Comprenez-vous le but de ma mauvaise charge l’adresse de Mr Duboys élève de l’école de droit ?... Vous m’écrivez toujours élève du conservatoire. Voilà...

 

Nommé premier grand prix de Rome, avec la cantate Sardanapale, Berlioz, chez qui la passion pour Miss Smithson semblait avoir cédé devant un goût très vif pour la jolie pianiste Marie-Félicité Moke, devenue sa fiancée, partit pour Rome après avoir fait exécuter, le 5 décembre 1830, la Symphonie fantastique, et gagné l’amitié de Franz Liszt.

L’antique proverbe : « les absents ont toujours tort » fut vrai une fois de plus. Marie-Félicité Moke se hâta d’oublier Berlioz. Au moment même où Berlioz désertait l’École de Rome pour revenir chercher en France l’explication du silence incroyable de sa fiancée, il apprenait qu’elle épousait Camille Pleyel (grand ami de Chopin), facteur de pianos.

 

Du Boys, Albert (1804-1889), avocat, juriste et écrivain légitimiste. Il vint faire son droit à Paris, où Berlioz le connut en 1822 ou 1823 ; ils faisaient partie d’un groupe de Dauphinois. Secrétaire du vicomte Sosthène de la Rochefoucauld, directeur des Beaux-Arts de 1824 à 1830, il semble s’être à ce titre rendu utile à Berlioz. Il écrivit, avant février 1823, les paroles du chant élégiaque « Le Montagnard exilé » et de la romance « Toi qui l’aimas, verse des pleurs », que le compositeur mit en musique. Il fit aussi les paroles de la Ballade du pêcheur d’après Goethe (1827) et du Ballet des Ombres d’après Herder (1829). Les longues lettres que Berlioz lui adressa de 1825 à 1835 attestent de leur amitié sincère et indéfectible.

 

Hmbert Ferrand est né à Arrandas dans l’Ain (1800-1868). Homme de lettres et avocat, ami de Berlioz, il contribua au livret de l'opéra de Berlioz "Les Troyens".

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