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BERLIOZ Hector. Compositeur. Superbe lettre autographe à Albert du Boys, 1832 (Réf. G 4790)

SUPERBE LETTRE DU COMPOSITEUR SUR SES ETATS D'ÂME

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Référence:
G 4790
Description

BERLIOZ (Hector). Né à La Côte-saint-André. 1803-1869 Compositeur.

Lettre Autographe Signée « H. Berlioz » à « Mon cher Albert » [Albert Du Boys].

Rome, 4 ou 5 mars 1832. 4 pages in-8.

 

Premier Grand Prix de Rome en 1830 avec sa cantate Sardanapale, Berlioz séjourne à la Villa Medicis (de décembre 1830 à novembre 1832)

 

SUPERBE LETTRE DU COMPOSITEUR SUR SES ETATS D'ÂME...

 

Albert du Boys  a annoncé  son mariage, Berlioz lui répond qu'il en connaissait déjà les détails, ...Le mariage a fait depuis que j’ai quitté la France, une terrible déconfiture de mes amis. Vous êtes le septième... Pour ce qui le concerne,  il se sent encore ébloui ...des illusions de la 1ère jeunesse et tache de me prémunir contre elles (...). Mais en tout cas je puis vous assurer que jamais je ne fus plus éloigné de m’enchaîner et qu’aucun engagement ne me paraît plus que celui du mariage incompatible avec mon humeur [la pianiste Marie-Félicité Moke avait rompu leurs fiançailles, pour épouser Camille Pleyel].

Depuis que j’ai recouvré ma liberté morale j’ai appris à l’apprécier. Mon isolement même, mon exil en Italie, la privation des jouissances de mon art, la raréfaction de mon atmosphère intellectuelle, en me jettant dans la vie sauvage m’ont fait sentir tous les charmes de la liberté phisique absolue.

Ne sachant que devenir ici, obligé d’opter entre les sallons du grand monde et les stériles conversatione du petit, je m’enfuis aux montagnes où je passe une bonne partie de mon temps. N’obéissant qu’à mon caprice, un village m’ennuie-t-il ? Je vais dans un autre. Tantôt perché sur les roches nues de Civitella je salue avec amour la mer que j’apperçois à l’horizon, tantôt mon fusil à la main je redescends dans les plaines mener la délicieuse vie de chasseur errant ; indifférent à tout, sans inquiétude pour ma nuit, sûr de trouver toujours un gîte dans les innombrables cavernes dont tous les rochers sont percés, désireux d’aventures et par conséquent n’en trouvant jamais ; un jour brûlé de soleil, un autre jour à demi mort de froid, mouillé jusqu’aux os, je circule dans toutes les directions poussé à l’est à l’ouest au sud au nord par le vent capricieux de ma fantaisie. Je reviens à Rome quand je n’ai plus d’argent. C’est cette irrésistible raison qui m’y retient encore depuis quinze jours. (...). Vous rappellez-vous la ballade du Pêcheur de Goëthe dont vous m’avez envoyé une traduction ?... Je m’en suis emparé, pour un ouvrage dont j’ai écrit ici les paroles et la musique. Le sujet de votre petit poëme cadrant avec le mien je l’y ai placé ; en indiquant toutefois que vos vers n’étaient pas de moi. Je vous montrerai cette singulière composition à notre prochaine entrevue. J’accepte avec grand plaisir votre invitation pour La Combe.

Mon départ de Rome est fixé au 1er mai prochain ; je donnerai un croc en jambe au règlement de l’Académie, et pendant que Mr Horace [Horace Vernet, directeur de l’Académie de France à Rome] me croira à Milan ou à Venise, je serai en Dauphiné.

Avant de quitter la povera bella Italia je reverrai Florence et Pise et j’irai faire un pèlerinage à l’île d’Elbe et en Corse, puis je plongerai sur vous du haut des Alpes...

 

 

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