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BERLIOZ Hector. Compositeur. Lettre exceptionnelle à sa soeur, lors de son emprisonnement (1840) (Réf. G 4816)

Berlioz annote en tête de sa lettre : « 24 heures de prison Avoir manqué ma garde le lendemain de la cérémonie du 28 Juillet. N’importe ! Vive la liberté »

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Référence:
G 4816
Description

BERLIOZ (Hector)

Né à La Côte-Saint-André. 1803-1869.

Compositeur français.

Lettre Autographe Signée « H. Berlioz » à sa sœur Nanci Pal (sa soeur aînée Nanci avait épousé Camille Pal en 1832).
[Paris]
« Hôtel des - Z - haricots Quai d’Austerlitz n°35 près le Jardin des plantes à côté de la loge des loups, ce 13 novembre l’an 10ème de la liberté », 13 novembre 1840.

4 pages grand in-4.

 

Berlioz annote en tête de sa lettre : « 24 heures de prison Avoir manqué ma garde le lendemain de la cérémonie du 28 Juillet. N’importe ! Vive la liberté ! »

Lettre exceptionnelle : Berlioz avait été emprisonné vingt-quatre heures pour avoir manqué à son devoir de garde national le 30 juillet

 

...Parbleu je vais t’en écrire une longue, puisque j’ai du loisir. Je pensais bien que Dufeuillant narrerait la chose et voilà pourquoi je n’ai (ai) pas écrit à Adèle. Vous avez eu le plaisir d’en voir un agréable récit dans le Siècle, au quel mon père est abbonné (sic). Il est naturel qu’il paye pour avoir de première main les injures que je dois nécessairement recueillir. Camille et toi vous devriez vous abbonner au Charivari et au Corsaire. Plaisanterie à part j’espère que ces petites saletés de feuilleton ne vous sont guère plus sensibles qu’à moi ; Seulement vous devriez lire les autres journaux (...). Donc voilà qu’on m’enlève ma lumière. A demain donc...

Le lendemain, Berlioz reprend sa lettre : ...Ma foi j’ai dormi jusqu’à midi et j’ai tant de choses à te dire sur le Festival que ce serait trop long à raconter par écrit. Seulement tu sauras que c’était presque impossible ; qu’il a fallu déployer pour organiser cela plus d’énergie, de volonté, d’attention, de dévouement que tu ne pourras jamais l’imaginer. Il y avait la sourde opposition d’Habeneck que je venais détrôner, dans la circonstance musicale la plus importante qui se soit jamais présentée à Paris ; il y avait mes ennemis naturels qui se crispaient de rage en me voyant avancer toujours malgré leurs prédictions ; (ils avaient décidé qu’on (n’) arriverait pas au jour de la représentation). Il y avait une fatigue phisique (sic) et morale effrayante, des insomnies continuelles etc, etc. Heureusement le directeur de l’Opéra avait largement compris la chose et j’avais carte blanche ; j’ai fait ce que j’ai voulu. Il m’avait laissé libre des arrangemens pécuniaires entre nous ; mais les dépenses étant énormes (...). J’ai donc monté cette immense machine musicale pour l’administration de l’opéra et non pour moi. Je veux tacher au mois de janvier d’organiser le second festival pour moi ; Le directeur ne demande pas mieux. Les arrangemens actuels du Théâtre Italien rendent la chose extrêmement difficile, mais nous verrons. Il est honteux et à peine croyable que ma tentative couronnée de succès ait excité tant de misérable envie. On a été me chercher des querelles de mots à propos du titre : Festival. Comme si le mot n’était pas consacré pour exprimer fête musicale ; et comme si une fête musicale, reconnue pour une belle chose quand quatre ou cinq villes se réunissent pour la donner, pouvait rien perdre de son prix quand elle est organisée par un seul homme. Oh nous sommes bien petits dans certains cas (?)...

Quoiqu’il en soit, laissons dire. J’ai voulu le faire et je l’ai fait. J’ai voulu faire entendre les deux grands morceaux de mon Requiem et ils ont produit un effet foudroyant. Le soufflet de Mr Girardin n’est venu qu’après, heureusement. J’ai voulu prouver que je ferais marcher sans encombre et avec la plus grande précision, quatre cent cinquante musiciens, avec une seule répétition générale, Habeneck soutenait que c’était impossible, que c’était fou, absurde ; je l’ai prouvé. L’exécution a été magnifique. J’ai voulu qu’on me vit à l’œuvre comme chef d’orchestre, à l’Opéra, à la tête de la plus grande armée musicale qu’on eut jamais rassemblée, j’ai réussi. Maintenant que les chiens aboient ! C’est leur métier.

C’était beau va ! je t’assure. On y est venu de Londres, de Nantes, de Hambourg (à ma connaissance). On me demande à Lille pour diriger un autre festival le mois prochain ; j’ai répondu et fait mes conditions, je ne sais pas encore si elles seront acceptées. Oh mais il n’y a pas eu que le soufflet de Mr Girardin dans cette soirée aux émotions ; on a interpellé (sic) aussi au foyer Mr De Mortalivet très violemment ; ce que voyant Mr Thiers n’a rien eu de plus pressé que de décamper au plus vite, pour éviter son paquet. Malgré tout les princes sont restés dans leur loge jusqu’à la dernière note de l’Apothéose, que le parterre écoutait debout comme s’il se fut agi du fameux couplet « amour sacré de la patrie ». On a voulu encore après le Lacrymosa me faire le tour de demander la Marseillaise mais les patriotes n’ont pas eu de succès. Adieu, Sœur, bonjour Camille, j’embrasse mon père. Une heure sonne je vais sortir de prison...

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