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BRASILLACH Robert, écrivain. Lettre autographe (G 2667)

 LETTRE POLITIQUE À UN AMI MÉDECIN À LYON PENDANT LA « DRÔLE DE GUERRE »

550,00 €
Autographe disponible à la vente
Référence:
G 2667
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Description
BRASILLACH (Robert). Né à Perpignan. 1909 - fusillé au Fort de Montrouge le 6 février 1945.
Écrivain et journaliste. Rédacteur en chef du journal Je suis partout. L.A.S. « Robert Brasillach » à « Cher ami ». S.l, 31 décembre 1939. 1 page 3/4 in-4.    

LONGUE ET TRÈS BELLE LETTRE POLITIQUE À UN AMI MÉDECIN À LYON PENDANT LA « DRÔLE DE GUERRE ».

Il s’apprête à partir en permission et s’empresse de lui répondre : il ne sait ce que sont devenu Dubech [Lucien Dubech, disciple de Maurras] ou Gaxotte [Pierre Gaxotte, responsable de J.S.P. jusqu’en 1939]. 

Il souhaite lui répondre sur deux points : d’abord sur Codreanu ...Les « erreurs » de J.S.P. sur Codreanu [Corneliu Zelea Codreanu, 1899-1938, homme politique roumain] sont pure légende. Nous avons parlé de la Garde et de son chef quand c’était un mouvement magnifique ; et d’une ampleur inouïe. J’ai vu un Roumain, non garde de fer, qui m’a raconté l’impression produite à Bucarest par la mort de Codreanu : toute la ville en larmes dans la rue, comme si on avait tué un saint. Voilà ce que nous avons expliqué ; mais toujours nous avons fait les plus expresses réserves (...) sur la germanophilie de la Garde... Le second point concerne « Rex » [revue belge fondée par Léon Degrelle] : ...Nous avons cru au succès de Rex (…), parce que Rex a été emporté en 36 dans un mouvement d’une ampleur extraordinaire. Dès qu’il y a eu échec nous l’avons dit (...). Ce qui trompe les gens, c’est qu’au moment du succès de Rex, les antifascistes disaient : c’est un échec. Nous, nous disions, c’est un succès (...). Les défauts de Rex, qui sont essentiellement l’esprit brouillon, nous ne les avons pas cachés, voilà tout. J’ajoute que pour ma part, je trouve même que J.S.P. a enterré Rex avec trop peu de cérémonies. C’est que j’ai fort ancré le sentiment de la fidélité. Voulez-vous que je vous fasse un aveu ? Oui, il y a un point sur lequel J.S.P. n’a pas dit la vérité, moitié par ignorance, moitié par timidité : c’est la Pologne. Nous ne savions certes pas que la Pologne était si faible (...). Vous nous voyez disant que la Pologne est une arlequinade sans défense, et gouvernée par des politiciens (...). Après la Tchécoslovaquie ? Nous ne pouvions pas. C’est pour le coup qu’on nous aurait accusé d’être vendus à l’Allemagne. Et en outre, j’ajoute que nous n’étions pas assez bien informés, (mais nous nous en doutions). Je ne crois pas qu’on puisse nous reprocher cet illusionnisme

patriotique. Mais moi je sais, et je suis sûr que nous avons péché toutes les fois que nous nous sommes laissés aller à l’opinion commune : croyance à la force polonaise (le courage des soldats est à part, bien entendu), anti-italianisme (heureusement limité), sans parler de quelque confiance accordée par ci par là au roi des Roumains, voue à d’autres balkaniques, dont je me méfie au fond. Le péché de J.S.P. c’est la timidité. Jamais nous n’avons dit des Russes, par exemple, ce que laisse voir leur actuel échec devant les magnifiques Finlandais !...

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G 2667
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