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BAILLY (Jean Sylvain). Mathématicien, astronome. Premier Maire de Paris. Lettre de 1784 (Réf. G 3735)

A propos de l'élection de Paolo Frisi à l'Académie Royale des Sciences.
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G. 3735
Description

BAILLY (Jean Sylvain).

Né à Paris. 1736 - guillotiné en 1793.

Mathématicien et astronome. Député de Paris, président du Tiers-État en 1789, puis de l’Assemblée nationale.

PREMIER MAIRE DE PARIS.

Lettre Signée « Bailly » à « Mon bon et illustre ami » [Paolo Frisi].

Paris, 7 mars 1784. 1 p. 1/2 in-4 sur vergé filigrané.

(Excellente conservation, petit manque à l’ouverture du cachet de cire n’affectant pas le texte).

 

GUERRE DE SUCCESSION A L’ACADÉMIE DES SCIENCES DE PARIS.

Importante lettre concernant l’élection de Paolo Frisi, éminent astronome et mathématicien, à l’Académie Royale des Sciences qui abritait 70 membres nommés par le Roi et accueillait 85 correspondants étrangers, répartis en six disciplines distinctes.

Bailly lui envoie le discours qu’il a prononcé à l’Académie française lors de sa réception en février ...Je puis vous dire quil a assez bien réussi à la lecture publique et particuliere. On a été assez content de la simplicité du stile, et je serai très heureux s’il ne perd rien de ce faible mérite dans le païs étranger. J’ai reçu les 3 volumes de M. le Comte Carli que je dois à votre bonté (...). Je vais en faire traduire quelque chose et peut-être le tout si on le juge assez intéressant. Alors je pourrois y joindre quelques notes en réponse aux objections. Je vous dirai qu’on a fait la nommination aux deux places vacantes à l’Académie. L’une a été donnée à M. Priestlis [le chimiste anglais Joseph Priestley] qui, comme vous le savez, le mérite par la révolution qu’il a faite dans la chimie ; l’autre à M. Albert Euler [le mathématicien, Johann Albert Euler]. Vous avez eu des voix et vous avez été nommé en second dans la présentation au Roi. Je ne puis approuver ce choix, le titre le plus réel d’Albert est d’être le fils de Léonard, mais ceci n’est point une affaire d’hérédité. On sait à n’en pas douter que les meilleurs ouvrages ont été faits par son père et en conséquence on ne devait point le nommer à une des premières places de l’Europe ; mais cela est fait, il faut en prendre notre parti. Etant nommé en second, il y a lieu de croire que vous serez nommé en premier lorsque l’occasion s’en présentera. J’ai parlé hier à M. de la Rochefoucault qui m’a assuré qu’il vous appuieroit de tout son crédit. (...) comme il n’y a point d’Anatomiste on pourroit bien leur donner leur tour. C’est particulierement dans le cas de la mort de Jean Bernoulli [1710-1790, mathématicien] que nous serions en droit et en forces pour vous y faire succéder. En attendant nous ferons toujours tout ce que nous pourrons à chaque occasion (…), soïez tranquille, reposez vous sur nous et sur notre amitié ; surtout ne vous fachez pas. On a toujours tort de se facher contre les Corps ; ils peuvent retarder la justice, mais ils finissent toujours par la rendre. Mandez moi que vous vous en remettez à nos soins (...), mandez moi (...), que vous m’aimez toujours, car je vous suis et vous serai toute ma vie fidellement et tendrement attaché…

 

Éminent astronome des Lumières, le découvreur des satellites de Jupiter, JEAN SYLVAIN BAILLY, se classe incontestablement parmi les plus grands scientifiques du XVIIIe siècle. Sa monumentale Histoire de l'Astronomie lui ouvrit les portes de l’Académie française en novembre 1783. Membre de l'Académie Royale des Sciences depuis 1763, nommé par le Roi, choyé dans les salons de l'aristocratie et à la Cour, il est autorisé à s’installer au Palais du Louvre, siège de l’Académie depuis sa création en 1666. À la Révolution, il choisit cependant d’être élu député du Tiers-État, puis accède à la mairie de Paris en remplacement de Jacques de Flesselle qui venait d’être assassiné ; il fut l’un des premiers présidents de l’Assemblée constituante (du 17 juin au 3 juillet 1789), avant de céder sa place au duc de La Rochefoucauld-Liancourt.

La brillante carrière politique et intellectuelle de Bailly s’acheva tragiquement sur l’échafaud : il fut guillotiné en 1793 pour avoir pris la défense de la Reine Marie-Antoinette lors de son procès.

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