ALAIN-FOURNIER à Gustave Tronche, janvier 1910

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Description

ALAIN-FOURNIER (Henri-Alban Fournier, dit). Né à La Chapelle d’Angillon (Cher). 1886-mort au combat le 22 septembre 1914.

Écrivain français, auteur du Grand Meaulnes.

Carte-L.A.S. « H. Fournier ». Paris, 24 rue Dauphine, 7 janvier 1910. 1/2 page in-8.

Rare lettre de l’écrivain mort à l’âge de 27 ans :

 

Fournier prévient Gustave Tronche de sa visite pour le lendemain : ...Si vous ne deviez pas être chez vous dimanche matin entre 10h 1/2 et 11 h 1/2, oui si cela vous dérangeait que je passe chez vous à cette heure, avec un ami qui désire voir La Grappe, voulez-vous être assez aimable pour m’avertir d’un mot...

 

Fils d’instituteurs, élève de la classe de son père, Henri vit une enfance berrichonne à La Chapelle d’Angillon. En 1898 on le retrouve pensionnaire à Paris au lycée Voltaire, puis à Brest où il prépare le le concours d'entrée à l'École navale, mais il y renonce préférant poursuivre des études littéraires. Il tente deux fois de passer le concours d'entrée à l'École Normale Supérieure mais il échoue.

En 1910, on le retrouve chroniqueur littéraire à Paris-Journal. Il commence à publier quelques poèmes, essais, ou contes, qui connaissent quelque succès. Il rencontre alors plusieurs grands peintres et écrivains de son temps : Maurice Denis, André Gide, Paul Claudel, André Suarès et Jacques Copeau, et se lie d'une grande amitié avec Charles Péguy. Présenté par ce dernier à Claude Casimir-Perier, le fils de l’ancien président de la République, il en devient son secrétaire. Mais surtout il élabore lentement l'œuvre qui le rendra célèbre : Le Grand Meaulnes, paru en novembre 1913 chez Émile-Paul. Ce roman manquera de peu le prix Goncourt, mais sera salué presque unanimement par la critique de l'époque. Mobilisé en tant que lieutenant de réserve, Fournier fut tué dès les premiers combats.

 

La légende d'un écrivain mort pour la France en pleine jeunesse, après n’avoir écrit qu’un seul roman, contribua à assurer sa fortune littéraire posthume. Son nom figure sur les murs du Panthéon de Paris dans la liste des écrivains morts au champ d'honneur pendant la guerre 1914-1918.

 

Jean-Gustave Tronche : administrateur commercial de la NRF entre 1912 et 1922 puis éditeur indépendant. Il entretint des relations amicales avec les noms les plus prestigieux de la littérature moderne,Aragon, Gide, Copeau, Paulhan, Martin-du-Gard... Marcel Proust l’appréciait énormément, il fut en étroite collaboration avec Tronche ainsi qu’avec sa collaboratrice Mme Lemarié lors du projet éditorial de la Recherche du temps perdu.

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