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MARMONT Auguste Viesse de, duc de Raguse. Maréchal d'Empire. Minute autographe à Napoléon 1er (Réf. G 5504)

Belle lettre (brouillon) du maréchal de Marmont à l'Empereur Napoléon, sur une stratégie militaire à suivre...

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G 5504
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MARMONT (Auguste Frédéric Viesse de, duc de Raguse).

Né à Châtillon-sur-Seine. 1774-1852.

Militaire, maréchal d’Empire. Pair de France.
Minute .A.S. « Marmont » à l’Empereur Napoléon. Bunztlau, 15 août 1813. 4 pages in-4.

 

...J’ai reçu les lettres que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire en date des 12 et 13 et je m’empresse d’y repondre. Conformement à vos ordres, je le ferai en toute liberté. J’etablis en principe (...) qu’une franche bataille est indispensable au debut de la Campagne. Sans une part de succès qui vous donnera de l’ascendant sur l’ennemi, nous n’aurons qu’une marche incertaine. Or elle doit etre livrée sous vos auspices, sous Votre commandement immediat, quelque soit le coté par lequel se présente l’ennemi, et pour quil en soit ainsi, l’armée quoique tres nombreuse, doit etre réunie le plus possible. Vos reflexions sur les inconvénients d’une position où l’on pèteroit (?) le flanc de l’ennemi et déffiloit continuellement près de la frontière de Boheme pendant huit marches, sont trop fondées pour quil puisse jamais etre question de s’éloigner ainsi de l’Elbe (...). Je voudrois que toute l’armée fut établie sur la Sprée et sur l’Elbe, en attendant que l’ennemi s’approcha assez pour qu’elle put l’avaler, et cette franche poursuite et trappes entre elles, vous donneroit le moyen d’etre présent partout à la fois dans les moments du (parcours ?), chose que je veux regarder comme la garantie de vos succès. Je comprends votre impatience à vous emparer de Berlin, et je la partage. Cependant le moyen d’y arriver surement n’est pas possible de Schater et se mettre en marche dans cette direction. Le but de la campagne n’est pas de ce côté et le destin de Berlin doit être la consequence de ce qui se passera ailleurs...

Si vous persistez à prendre cette offensive tout d’abord vous vous privez d’une partie de vos forces, tandis que la partie d’armée en avant (...) a quelque mouvement de Magdebourg et de Hambourg suffise pour neutraliser l’armée prussienne qui couvre Berlin. Après une franche bataille gagnée sur l’Elbe et sur la Sprée, vous pouvez sans danger former tels mouvements excentriques que vous voudrez, et le succès de la marche sur Berlin sera incontestable.

Mais si le temps d’attente auquel je vous propose de vous soumettre vous parait trop pénible, alors j’aimerois mieux une offensive directe sur toute la Bohême. Les troupes qui sont en Bohême se reuniraient sur la Neisse, pour couvrir le mouvement qui se feroit sur Peterwald se rapprocheroient de l’Elbe si (nom propre) marchoit à elles pour les combattre, et finiroit par suivre le mouvement général ou bien intervient directement en Bohême par le débouché de Zottan. Une bataille gagnée en Bohême auroit d’immenses conséquences, vous donneroit de grands résultats, et la possession d’un pays qui vous assureroit de hautes ressources, et peut etre ameneroit la separation de l’Autriche. Alors la Prusse seroit a votre merci...

Pendant le Consulat Marmont combat en Italie, en Égypte, en Prusse, en Autriche, au Portugal, en Espagne et en France. Général de Division à l'âge de 26 ans. Il est l'un des quelques élus qui accompagnent Bonaparte dans son voyage à travers la Méditerranée, et joue un rôle important dans le coup d'État de Brumaire. À sa grande déception, il ne fait pas partie de la première vague de maréchaux. Après avoir fait ses preuves en tant qu'administrateur des provinces Illyriennes, il retourne au combat en Espagne et en France avec un succès mitigé. En 1814, son changement radical de position lui vaut d'être particulièrement bien accueilli par Louis XVIII. Il finit son existence à Venise où, en plus de sa réputation de gastronome et de sa fréquentation des salons il devient une cause célèbre non seulement parce qu'il vit ouvertement avec deux femmes mais aussi en raison des Mémoires vengeresses qu'il rédige, et dont les neuf volumes seront publiés à titre posthume à Paris, à partir de 1856.

 

 

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