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CHARDONNE Jacques

Très belles lettres

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BL 33458
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CHARDONNE (Jacques Boutelleau, dit).

Né à Barbezieux. 1884–1968.

4 L.A.S. à « Cher ami » [Jean Paulhan ?].

S.l., 9 août 1961, 17 janvier et 20 novembre 1963, 30 juillet 1964.

8 pp. et 1/2 in-4 sur papier quadrillé.

Très belles lettres

  • 9 août 61 : Chardonne cherche des chroniqueurs : …Arland me promet un texte pour la Revue des Voyages… annonce-t-il, Roger Nimier, de même. Quant à Caracalla, en vacances en Hollande, …Vous pouvez l’aider beaucoup, en vous chargeant de certains auteurs qui sont de vos amis (…). C’est facile pour vous (…). Vous vous chargeriez de J.L. Bory, Vialate, Thomas (?) [Jean-Louis Bory, Alexandre Vialatte, Henri Thomas] et autres (…). Galey (une chronique de lui, dans le prochain numéro a plu)… au chapitre « Politique », il y placerait bien Sérant …un bon esprit ouvert, de droite…

  • 17 janvier 63 : …Merci d’avoir lu si bien « Pour moi » le Vandromme…, il achève les dernières pages de son livre à RouenVous aurez le texte dans deux mois. Et puis je quitterai un monde, qui déjà nous quitte. Il ne s'agit pas seulement de "Barbezieux". L'Amérique qui pousse beaucoup trop loin la formule "Capitalisme libéral" fera explosion. L'Angleterre ne tient pas, sans son « Empire », trop lourd pour elle. La Russie en pleine évolution. Reste la Providence (…). Dans tout cela, le plus solide me semble la France ; comme les bruyères de Bretagne ; la France a de profondes racines. Ce n'est pas sa "grandeur" qui ne lui a jamais valu grand chose... Il relate une anecdote, avant de répondre aux critiques : …mes romans en miniature d'aujourd'hui, ne sont pas des vapeurs, sans personnages. Ils sont fortement incrustés ; chaque trait, bien médité, est appuyé. Il y a une bonne carcasse. Il ne faut pas exagérer le désespoir contenu, de Chardonne. Il n'est pas du tout désespéré et le mot "angoisse", à la mode, le dégoûte. "Barbezieux", on s'en passera. Si j'ai connu "l'angoisse", c'est à 15 ans, à Barbezieux (entre nous). Si on me demandait : à quelle époque auriez-vous désiré vivre ? Je répondrais : maintenant. Cette époque nous a permis de comprendre que toute chose sur terre, c'est des balivernes (…). Inutile de s'exciter là-dessus. Nous sommes aujourd'hui placés dans de justes perspectives. Quelle chance ! On va pouvoir penser à des choses sérieuses. Lesquelles ? C'est le secret de chacun…

  • - 20 novembre 63 : au sujet de Mauriac : …À Roscoff, j'ai eu le même masseur que Mauriac. Je lui ai demandé ce qu'il pensait de Mauriac ; réponse: "il n'a pas l'air franc" (…). Songez aux conséquences de la "confession" ; on ment d'abord à soi-même (pour arranger les choses ; et puis au confesseur). L'église exige de vous des croyances que l'on ne peut admettre. Elles ne sont pas à notre portée. Tout cela c'est une fâcheuse manipulation dans le fort intérieur (…). Mauriac est un homme tout révolté contre lui-même ; un homme qui se cache ; d'où l'air faux, comme un coupable. Il ne respire que dans la mesure où il parle de lui-même ; il a besoin d'une confession perpétuelle. Son dernier livre (Mémoires) me semble le meilleur ; parce qu'il est lui-même, sans aucune gêne (...). Ils étaient trois du même acabit : Mauriac, Montherlant, Grasset. Ils ne pouvaient parler que d'eux-mêmes. Les autres n'existaient que pour écouter. Cette claustration a conduit Grasset aux portes de la folie. Il y a une autre forme de claustration, tout opposée, et dont il faut se méfier : ne jamais parler de soi. Elle est très répandue ; elle est malsaine...

  • - 30 juillet 64 : après avoir annoncé sa prochaine opération suite à une hernie, Chardonne évoque (de nouveau) Mauriac, ainsi que de Gaulle, la Chine : ...Au fond, je l'aime bien; occasion de le lui dire (ses excès, du côté Gaulle, c'est tout l'homme de droite-catholique, refoulé chez lui 40 ans, qui remonte; on a toujours un refoulé en soi). Gaulle, c'est un vrai "nationaliste" ; la grande France et seule ; ceux-là qui nous ont fait cadeau de 1914. Son vrai crime, c'est d'avoir fait de la France, en 40, un pays de maquis. Cela peut durer des siècles. L'Occident, c'est un continent horrible. La Chine, ah ! La Chine ! On la connaît bien si on a lu un livre introuvable, écrit par un consul en 1885, et qui a vécu en Chine 40 ans. Ce livre suffit. Il vous donne toutes les clefs. Je suis chinois. Les blancs, c'est des barbares et des voyous. Ils ne savent, ils ne veulent que se battre ; ce qu'ils ont fait sans répit. Ils ont versé leurs divers poisons sur la sainte Chine (…). On verra dans un siècle ou deux…

En 1951, Jean-Paul Caracalla relance la Revue des Voyages qui avait cessé de paraître en 1940. Il y publie notamment Blaise Cendrars, Jacques Chardonne et Paul Morand, Pierre Mac Orlan, Michel Déon, François Nourissier, Louise de Vilmorin et Germaine Beaumont.

Il sera le secrétaire général du prix des Deux Magots (à partir de 1972).

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