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PARAIN (Brice). Philosophe, essayiste. Grand ami d'Albert Camus. Lettre à Merleau-Ponty (Réf. G 4374)

Passionnante lettre de Brice Parain au phénoménologue Maurice Merleau-Ponty dans laquelle il livre quelques critiques sur la pensée pontienne

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G 4374
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PARAIN (Brice). Né à Courcelles-sous-Jouarre. 1897-1970.

Philosophe, essayiste. Grand ami d’Albert Camus.

L.A.S. de ses initiales « BP » à « Cher Merleau-Ponty ».

                                                                  S.l., 15 mai 1945. 3 pp. 1/2 in-8. En-tête de la NRF.                                                                                                                                     

 

 

Passionnante lettre de Brice Parain au phénoménologue Maurice Merleau-Ponty dans laquelle il livre quelques critiques sur la pensée pontienne

 

...J’ai lu votre avant-propos hier soir et ce matin. Le mieux donc est que je vous écrive tout de suite. Il m’a confirmé dans ce que je vous ai dit hier un peu brutalement. (Un peu brutalement car, je m’en rends compte de plus en plus, toute ma mission serait de sauver la France de la phénoménologie, et ma joie d’y parvenir, mais j’ai le temps contre moi, il faut que les événements se succèdent dans l’ordre, quand on n’en est même pas encore à Hegel on ne peut pas sauter dans le XXe siècle. Pour vous, vous en êtes au bord ; il ne faudra qu’un peu de marxisme... Il le cite : ...« Le monde est cela que nous percevons » (...). La phénoménologie veut transformer le silence en parole. C’est cela l’impossible. Il y a en effet un problème de l’intuition. Bergson était à sa place dans l’histoire. Et peut-être faut-il longtemps parler de l’intuition, comme les Allemands l’ont fait au 19e s. et les Russes pour arriver à comprendre qu’elle n’est qu’un moyen de la parole et que la parole est un sacrifice, de même qu’il faut longtemps mariner dans l’esthétisme, probablement pour arriver à comprendre que le sentiment esthétique est bien en effet, à l’origine (ce que vous en dîtes p. XII et XIII est fort juste) mais au service de la logique...

Enfin bref voici mes réflexions les unes après les autres. Votre avant-propos est excellent, clair, juste, fort. Il arrive au bord du salut. Mais, s’il est vrai que « la philosophie est de r(é)apprendre à voir le monde », elle ne commence à être philosophie lorsqu’elle l’a vu de nouveau, lorsqu’on a jeté le brouillon et qu’on écrit le résultat. Voilà notre condition (...). Sinon (p. X) vous respirez le rêve de l’âge d’or (« avant toute thématisation »), vous restez dans la description, vous oubliez la dialectique, le dialogue, le rôle historique de l’homme, et votre rentrée dans l’histoire est uniquement esthétique, elle est héroïque, c’est une rentrée de victime, qui se sacrifie elle-même pour ne rien sacrifier, ce qui est contradictoire. Nous payons l’interprétation occidentale du christianisme, dans laquelle il n’y a plus de résurrection... Je vais trop vite... il ajoute : ...C’est qu’il faut que je prenne mon train tout à l’heure. Nous en reparlerons. Et peut-être que mon fragment sur le langage et l’existence, puis mon roman vous expliqueront mieux ce que je n’ai plus envie de redire maintenant. (...). Encore un effort et verrez clairement (vous le dîtes presque d’ailleurs p. XII) que tout se tient dans l’idéalisme allemand et la critique du jugement à Husserl, Heidegger et la littérature d’aujourd’hui, que notre joie occidentale n’est pas sortie de ce problème de l’axiomatisation de sa pensée...

 

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